PK §ì\oa«,mimetypeapplication/epub+zipPK §ì\mX[PûûMETA-INF/container.xml PK §ì\±XäEPUB/package.opf urn:tuhat:post:161 Un dossier traumatique archivĂ© gaelle-s-warehouse fr 2026-06-01T06:14:51Z PK §ì\k&HWččEPUB/nav.xhtml Un dossier traumatique archivĂ© PK §ì\ŒŚ•û/S/SEPUB/post.xhtml Un dossier traumatique archivĂ©

Un dossier traumatique archivé

Texte n°1/4 du rĂ©cit sur un merdeu qui m’a fait changer mes plans.

Ça m’est venu tel une mouche à merde.

J’essayais de comprendre dans quelle merde je me suis rĂ©veillĂ©e, et comment je m’y suis endormie. Je me suis rĂ©veillĂ©e au fur et Ă  mesure que les gens rĂ©agissaient aux informations factuelles qui glissaient par ma bouche. J’essayais de comprendre ma situation en m’imprĂ©gnant de chacune de leurs rĂ©actions.

Ces mots qui n’étaient pas les miens, leurs rĂ©actions Ă  mes faits m’ont aidĂ© Ă  prendre conscience de ce que j’étais :

“Eux :** C’est vraiment une grosse merde, dit sur un ton Ă©nervĂ©.

G : Oui, merci, c’est ça ! C’est exactement comme ça que je le ressens.

Eux : Tu devrais rĂ©flĂ©chir Ă  porter plainte contre lui, dĂ©clarĂ© solennellement.

G : Oui, tu as raison. C’est ce dont j’ai besoin ; et c’est ce que je fais*.***”

Mais alors pourquoi ma voix ne m’a-t-elle pas rĂ©veillĂ©e avant de l’ĂȘtre par celle des autres ?

Je suppose que je n’avais plus beaucoup de place pour m’aider quand je combattais l’urgence de venir au secours mĂȘme de l’abuseur,

en me battant aussi contre le besoin de prouver que je suis aimable, plutĂŽt que de juste me sentir l’ĂȘtre,

et en me battant contre la chute dans mes propres failles.

C’est le fait d’un dĂ©faut de confiance en mon si-sain-et-cachĂ© monde-intĂ©rieur, que nous dĂ©tenons tous d’ailleurs.

Donc c’était oĂč ? Mes propres mots et sensations ? Parce qu’il n’y avait aucune raison d’attendre de se sentir prĂȘte pour m’exprimer. J’aurais pu attendre toute ma vie et ne jamais exprimer.

Pour tout vous dire : je me sentais symptomatiquement incompétente à prendre position dans le monde et mon environnement.

Je passais d’une perception à une autre.

Comme d’une heure à l’autre,

Je passais d’un paysage enneigĂ© au milieu des eaux.

Etre émerveillée par la vue à apeurée et congelée.

C’est ça en fait,

J’ai Ă©chouĂ© Ă  l’exercice de me questionner, avant toute autre personne, sur le genre de merde qu’il s’était passĂ©, parce que je me concentrais que sur des faits mathĂ©matiques, qui se sont avĂ©rĂ©s trĂšs utiles pour que je communique ma situation merdique aux autres mais pas pour que je me l’expliquer.

Je prĂ©fĂšre largement m’expliquer ma merde avec une description bancale de paysage enneigĂ©e et d’eau glacĂ©e,

dans lequel là au moins je m’y sens m’y positionner,

Et c’est comme ça que je parle.

Lien pour la version originale du texte, clique sur le titre aller, c’est *Triggering Fucks *tu vas rien comprendre

Texte n°2/4

Un grognement.

J’ai eu ce genre de grondement Ă  l'intĂ©rieur de moi aprĂšs ça,

celui d’un animal blessĂ© et approchĂ©

Ă  chaque fois que je ne parlais toujours pas pour moi-mĂȘme.

Comme dans une partie de bowling ; chaque quille étant un non-dit sur un de mes besoins et la balle de bowling interprétait la peur.

Laquelle de mes peurs ?

Comment se faisait-il que ma peur projetait mes quilles dans toutes les directions sauf au travers de ma bouche ?

Comme une raison de plus pour m'Ă©nerver contre moi-mĂȘme,

pour porter le poids de la culpabilitĂ© avec la douleur d’avoir eu ma dignitĂ© ravagĂ©e.

J’aurais aimĂ©e dire Ă  l’un des premiers : “j’étais en train de fucking dormir, je sais qu’on s’est couchĂ© y’a pas si longtemps, j’ai eu 4 heures de sommeil, on a parlĂ© de ouf, on avait une bonne complicitĂ©, fuckig hell.”

Mais et leur bon sens ? Celui qui sert du langage corporel en assiette.

Pour les autres, un poing dans sa gueule et un moonwalk aurait suffi.

Plus sĂ©rieusement, j’essaye tant bien que mal de me sortir une morale de tout ça,

ou du moins de me promettre que j’y arriverais,

en attendant, pourrions-nous ne pas, ne pas!

Pourrais-je ne pas en arriver jusqu’à grogner intĂ©rieurement, et juste dire ?

Lien pour la version originale du texte, clique sur le titre aller, c’est *The Roooaaaarrr *tu vas toujours rien comprendre

Texte n°3/4

Le corps/le travail = le corps/une relation

Je suis rĂ©veillĂ©e depuis 5 heures du mat’

parce que mon corps est douloureux que d’un cĂŽtĂ©.

Des spĂ©cialistes ont dit qu’il ne voyait rien Ă  traiter,

“certaines personnes ont une tolĂ©rance plus faible Ă  la douleur”.

Et moi je me disais : “j’ai quand mĂȘme senti ma cheville pointer le sens inverse de mon genou, j’ai grimpĂ© sur des sommets improbables et sautĂ© dans des eaux glacĂ©es.”

Mon corps était douloureux donc oui il y avait quelque chose à traiter,

et il suffisait peut-ĂȘtre juste de le faire changer.

Donc je me suis parlĂ©e : “Je suis lĂ  Corps, j’y travaille,

je vais nous trouver un endroit oĂč Corps-et-Esprit sont considĂ©rĂ©s et respectĂ©s.

Ils nous font tirer des assiettes dans les bouches de clients,

notre souffrance leur permet de prendre du plaisir,

Pendant qu’ils mangent et s’abreuvent,

nous sommes debout, brûlures de partout, notre front qui dégouline,

la bouche sùche, parce que pas eu le temps de...”

J’étais dĂ©solĂ©e pour Corps que mon taff le dĂ©truise,

mĂȘme Esprit souffrait, mais j’avais besoin d’argent, je les ai contraint Ă  rester.

Je n’arrive plus Ă  manger dans un restaurant sans penser Ă  quelle sorte de violence les cuisiniers pourraient bien ĂȘtre en train de subir.

A l’époque oĂč j’y bossais je m’étirais pour que la douleur se transforme en soulagement,

je voulais me faire oublier qu’on existait.

Mais Corps n’a jamais arrĂȘtĂ© de se manifester,

pendant un taff de merde ou lors d’un relation merdique.

À l'Ă©poque des faits, les deux s’entremĂȘlaient.

Lien pour la version originale c’est *Body and job, body and relationship *aller, c’est que de l’anglais, ça va aller

Texte n°4/4

Ça,

ça n'a pas suffi d’écrire les faits Ă  la justice pour t’exorciser de ma tĂȘte ?

Ce texte est le dernier que je te consacre,

Aprùs ça tu n’es plus une perte de temps.

Voila comment je me suis tu pendant 10 mois et ai fini par quitter mon taff :

J’étais gentille avec tout le monde sauf avec moi-mĂȘme,

j’aimais me sentir tel une hĂ©roĂŻne,

lui apprendre le fonctionnement d’une cuisine,

lui donner des conseils sur sa misérable vie.

A l’époque j’avais le bĂ©guin pour des personnes faisant pitier.

Ce qui s’est fini avec de longues annĂ©es de psy.

Je ne gĂ©rais pas bien mon Ă©nergie Ă  l’époque,

ni mon ego.

Et Charles l’avait probablement remarquĂ©,

vu toutes mes blagues sur le fait d’ĂȘtre sa supĂ©rieur

et tous les regards tendres que je lui adressais.

J’étais coincĂ©e et je ne comprenais pas grand chose.

Une partie de la réponse aux pourquoi du comment est le taff.

J’étais hiĂ©rarchiquement supĂ©rieur Ă  lui

et les responsabilitĂ©s que je m’étais imposĂ©es,

pour lesquelles je m’étais entraĂźnĂ©e Ă©taient de m’assurer que l’équipe travaille en bonne santĂ© physique et mentale.

Si je perdais Commis-Charles, j'aurais considéré avoir échoué

et j’aurais assumĂ© sa charge de travail en plus de la mienne

dans une cuisine demandant le taff de 5 personnes,

et nous aurions été plus que 3 pour le réaliser.

Bref, il m’a suppliĂ© de ne rien dire Ă  notre entourage.

Assez troublant quand Ă  cotĂ© il me conseillait d’aller voir la police si j’en ressentais le besoin.

Je travaillais tous les jours avec lui et on avait en commun des amis.

Il m’a appris Ă  faire la distinction entre Charles bourrĂ© et Charles sobre.

“Je ne toucherais plus jamais une goutte d’alcool aprùs ce que j’ai fait” disait-il.

Nous voilà donc cÎtoyer un gentil Charles devenu sobre pour une raison cachée : mon histoire.

Tu vois l'audace yet ?

J’ai portĂ© plainte pour exhibitionnisme, harcĂšlement sexuel, et cerise sur le gĂąteau,

ou devrais-je dire :

“pompon sur sa bite que j’ai vue beaucoup trop de fois”,

pour tentative d’agression sexuelle.

Le parcours juridique s’est fait bien aprùs avoir ouvert ma bouche une premiùre fois,

et c’est aussi comme ça que j’ai appris les termes appropriĂ©s pour le dĂ©finir.

Il m’a dit qu’il pouvait se barrer du restaurant si c’était trop Ă  gĂ©rer Ă©motionnellement pour moi.

Je n’ai pas rĂ©pondu “fais donc” parce que j’étais une gentille petite fille, et il n'arrĂȘtait pas de me dire Ă  quel point j’étais une si belle personne,

et gosse j’étais persuadĂ© en ĂȘtre une mauvaise,

donc il disait parfaitement ce que je devais entendre pour ne pas bouger.

Puis il m’a vu commencer Ă  gronder de l’intĂ©rieur,

au point d’ĂȘtre Ă  ça d’exploser avec les faits,

la fois oĂč il Ă©tait bourrĂ© pour la premiĂšre fois devant moi depuis sa dĂ©cision de sobriĂ©tĂ©.

Il incarnait la fameuse petite merde qu’il disait Ă  tous ĂȘtre.

Une de mes croyances de notre deal imaginaire Ă©tait qu’en restant sobre,

il allait finir par se réincarner en humain bienséant.

Spoiler alerte : bourré ou pas bourré,

dans un état ou dans un autre vraiment, un petite merde reste une merde.

Donc bourré pour la premiÚre fois depuis les faits,

Ă  une soirĂ©e ou j’étais entourĂ©e de collĂšgues de travail et de personnes inconnues,

le lendemain lors de sa gueule de bois il a raconté mon histoire en prenant une voix de victime.

Charles a expliquĂ© ce qu’il s’était passĂ© en se dĂ©crivant comme victime de ses propres actes et de sa consommation.

Mais on est d’accord, pas tout addicts montre sa bite 15 fois d’affilĂ©e dĂ©foncĂ©.

Et il était assez convaincant pour un mec de 30 ans,

avec son air de petit garçon honteux et apeuré,

c’est vrai qu’il usait souvent la phrase : “je suis une merde”, mĂȘme avant les faits.

En vérité, ce tour de passe-passe a marché sur moi pendant un temps.

On entend souvent dire qu’une victime ne doit pas se soumettre à la honte ni à la peur.

Moi je l’ai carrĂ©ment aidĂ© Ă  s’en dĂ©battre.

C’est complĂštement fou, j’étais prĂ©sente pour lui juste parce qu’il disait regretter l'avoir fait.

Mais son tour de passe-passe de qui est la victime n’a pas marchĂ© sur certain.es de nos ami.es.

Iels avaient accumulĂ© assez d’anecdotes sur lui pour que mon histoire devienne le tsunami qui a balayĂ© une majeure partie de ses amitiĂ©s.

Mais,

ma cheffe et le restaurant dans lequel Charles et moi on travaillait

n'a pas bougé.

J’ai appris par ma cheffe que j’avais 48h de retard.

Il lui a racontĂ© mon histoire sans me le signaler, ni m’y “autoriser”.

C’est ainsi j’ai dĂ©missionnĂ© de mon taff les laissant travailler ensemble,

et je vous ai Ă©pargnĂ© dĂ©tails et consĂ©quences, mais c’est Ă  peu prĂšs comme ça que j’ai dĂ©cidĂ© de quitter le mĂ©tier.

Lien *IT *c’est bien Ă©crit en plus je trouve, tu devrais essayer, au pire ce ne sera qu’une perte de temps

En rĂ©fĂ©rence aux merdeux pluriels, dans lesquels je me compte, je vous invite Ă  aller lire un nouveau texte oĂč j’exprime la colĂšre sincĂšrement et sans dĂ©tours. Bon courage Ă  toustes :

Bien Ă  toi,

Je te dĂ©truirai jusqu’à ce que ma mort suive.

J’écartĂšlerai ta peau de ta chaire avec mon couteau, sachant si bien le faire,

Quand je travaillais avec chaque jour.

Je te lacérai conscient.

Parce qu’il faut que tu restes vivant,

Parce que tu ne dois plus ĂȘtre un vilain.

MĂȘme si parfois, Ă©videmment ! Oui : tu pourrais m’en mettre une, peut-ĂȘtre.

Parce que je ne suis pas parfaite mais je reste une Queen,

Qui essaye tant bien que mal d’ĂȘtre la fĂȘte qu’elle a envie d’ĂȘtre,

MĂȘme si parfois c’est juste avec moi-mĂȘme et c’est aussi bien


Par contre si tu touches encore un centimĂštre Ă  ma dignitĂ©, ou que tu considĂšres, ou mĂȘme que tu me peints en portrait de merdeuse.

Je me dĂ©guiserais et je te ferais ta fĂȘte d’Halloween.

Ce n’est jamais fatiguant de se battre pour sa soirĂ©e, non ?

Et ça finira probablement en nikage de mÚre.

Ou de mort.

Surtout de morts.

Je n’ai rien contre les darons en gĂ©nĂ©ral mais,

“Va niquer tes morts.”,

OĂč “La con de tes morts.”

En fait, c’est sans animositĂ© vraiment. C’est vraiment que je pense que les morts qui hantent, qu’ils soient encore vivants ou morts vraiment il faut les tuer.

Les tuer de ta tĂȘte...

Je le fais avec les miens, mĂȘme avec ceux de ma daronne,

Et de génération des femmes avant elle malheureusement.

Ce n’est pas qu’une sĂ©rie de lettres assemblĂ©es avec une intention nĂ©gative derriĂšre


Par exemple les dys lĂ , phobics, les dysphobics :

Pourraient-ils arrĂȘter de me casser les coronez, les cojones lĂ  cordialement. Se concentrer sur le sens actuel du texte plutĂŽt que sur sa combinaison de lettres qui a Ă©tĂ© choisi pour s’exprimer ?

Fuuuucking hell

Ma façon prĂ©fĂ©rĂ©e d’écrire, c’est la mĂȘme que sa version corrigĂ©e.

Si vous pouviez entendre ce qui est Ă©crit, qu’est ce qui est si embĂȘtant ?

Je l’écris mais je pourrais potentiellement le dire Ă  haute voix, ou l’ai dĂ©jĂ  fait.

Il n’y aura jamais de “bonne grammaire”, Ă©coute ce qui est dit, Ă©coute le genre de rythme, le


Tu ne peux pas dire que tu m’as vraiment rencontrĂ© si tu ne parles pas vraiment ma langue.

Ma langue natale j’ai dĂ©cidĂ© que c’est la dyslexie.

Maestro piano claquement de doigts

Et bien, oui, bonne intuition, je parle comme quelqu’un qui a une terrible envie de libertĂ© et c’est vrai.

Par exemple, j’ai une terrible envie de libertĂ© Ă  pouvoir me dĂ©fendre sans causer de problĂ©matiques blessantes.

J’ai beaucoup aimĂ© les scĂšnes de crime dans Killing Eve,**

Villanelle tue avec panache,

J’ai alors rĂ©alisĂ© je pourrais mĂȘme tuer artistiquement,

Suis-moi :

La performance qu’est de tuer peut se coupler Ă  un mode opĂ©ratoire crĂ©atif,

Si la partie meurtre est bien exécutée, la scÚne de crime peut devenir une peinture et finir au musée !

Pour de vrai, il y en a déjà plein partout dans les musées.

Ce que je voulais dire c’est que


Tu peux vraiment t’exprimer avec n’importe quoi vraiment,

L’Art est Expression et Expression demande de la crĂ©ativitĂ©.

Alors, comment pourrais-je te tuer d’une façon qui reprĂ©sente l’avis que j’ai de toi, et ce que je pense de toi.

Qu’est ce qui se dĂ©gage de toi,

Comment me fais-tu ressentir ?

Devrais-je abattre ton pénis avec une hache ?

Nah, j’ai mieux :

Je coupe net ta queue, avant que tu ne meurs, et je te l’enfonce dans la bouche.

Une bien belle image Ă  voir par la Police.

Parce que je pense que si tu pouvais t’auto-sucer, tu l’aurais dĂ©jĂ  fait.

Mais quelle belle expression de ce que je pense de toi !

Ou encore toi : devrais-je bien te soulever du sol, te lancer tel un javelot pour que tu finisses enfourchĂ©.e par une fourche que j’aurais dĂ©licatement positionner parfaitement.

Ou mĂȘme toi : Devrais te pĂ©ter le crĂąne Ă  coup de clavier, par amour que tu as pour ton clavier ?

Je ne sais pas ! Il y a tellement de façon artistiquement faite de tuer de tuer une personne, il y en a autant qu’il y a de personne inspirant Ă  ĂȘtre tuĂ©.

Je ne ferai rien.

Autrement ce serait stupide de ma part de publier ce texte.

J’ai eu des problùme de colùre que je ne savais pas exorciser de mon corps sans faire du mal à quelqu’un,

Et je me suis toujours retrouvée fascinée par des femmes entrainée pour tuer,

dans des série et films

de mon enfance jusqu’à maintenant.

Des personnages comme Villanelle aujourd’hui, et Hanna quand j’étais gamine.

J’ai expĂ©rimentĂ© la lĂ©gĂšretĂ© aprĂšs avoir visualisĂ© quelle performance meurtriĂšre t’irait bien,

Avec mon imagination bien-sûre .

Rien de réel, sur ma vie !

Je te le promets.

Signée :

La Merdeuse

Couteau Suisse

Donc j'avais besoin d'outils,

Tu sais comment j'ai finalisé ma chute par un atterrissage sur mes pieds ?

D'abord grace à des pompiers qui étaient aussi médecins

Ils m'ont remis la cheville en place.

Donc j'étais endormi.e pendant qu'ils s'occupaient de mon corps,

Et ils ont fait ça en plein milieu de la rue, tu imagines ?

Juste aprÚs avoir volé sur environ 4 mÚtres aprÚs avoir été expulsé.e du scooter,

Donc voilĂ ,

Et c'était il y a longtemps.

Ensuite Je suis passé.e par la case école de cuisine, j'ai travaillé en cuisine, et j'utilisais mon couteau,

Et je me souviens qu'étant gamin·e, je me suis coupé·e par accident dans ma salle de bain rose (c'était une autre époque),

Avec le miroir, un beau miroir avec des ondulations sur les bords, blanc et en fer.

Donc je suis allé·e voir mes parents, et je leur ai dit la mĂȘme chose qu'Ă  toi,

La vraie histoire, c'est que j'étais vraiment jeune et que je jouais avec mon couteau suisse,

Oui oui,

Un couteau avec plein d'outils dessus, des ciseaux, un ouvre-biĂšre, etc. Je ne voulais pas qu'on me l'enlĂšve.

Bref,

J'ai appris avec mon pĂšre Ă  les aiguiser, les couteaux je veux dire, mais les pensĂ©es aussi quand mĂȘme.

Et maintenant tout ce qui coupe me donne du plaisir Ă  utiliser.

Il fut un temps oĂč j'imaginais comment je pouvais bien mourir, Ă  cause de la honte et de la colĂšre, contre moi-mĂȘme surtout, et en les sentant dans l'air.

Bref, j'ai appris que les femmes faisaient ça avec le truc que tu utilises pour te raser, tu sais, je n'ai plus le nom sous la main,

Mais, je ne voulais pas utiliser le couteau que mon grand-pÚre m'avait donné, celui que j'ai aussi donné au fils de mon frÚre, mon neveu, qui est un vrai amour plein de bonheur à distribuer.

Et je pense que tous les hommes que j'ai aimĂ©s, en commençant par mon pĂšre, puis mon grand-pĂšre, ils ne m'ont pas seulement donnĂ© des endroits multiples oĂč dormir, ils m'ont aussi fait don de paix et de puissance.

Et c'est la chose la plus précieuse pour moi.

Parce que mes émotions me font souffrir,

En douleur physique et j'en souffre depuis 10 ans.

Et maintenant je vais de nouveau bien.

Bref,

Merci encore d'avoir écouté,

Avec amour

Et des fleurs à tous·tes

Et bientĂŽt la paix.

Et merci à Eli d'avoir donné son aide lors de l'écriture douloureuse de mon premier texte douloureux.

Je vous aime

Ou Ă  plus !

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